La dihydromyricétine naturelle et hautement dosée combine des effets autophagiques, antiviraux, antioxydants et antitumoraux uniques, tout en présentant une meilleure tolérance et biodisponibilité que ses analogues synthétiques. Elle représente une molécule pivot dans la recherche actuelle sur les traitements naturels du vieillissement, du cancer et des maladies métaboliques chroniques.
La dihydromyricétine naturelle possède un spectre anticancéreux large :
Cancers solides (sein, foie, poumon, mélanome, ovaire) : inhibition des voies mTOR, PI3K/Akt, ROS/STAT3
Effet synergique avec plusieurs chimiothérapies (nedaplatin, doxorubicine, paclitaxel)
Meilleure tolérance biologique que les analogues synthétiques
Elle apparaît comme une molécule multitarget prometteuse, à fort potentiel de translation clinique, notamment en co-thérapie oncologique.
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Dihydromyricétine (DHM) : un flavonoïde naturel aux effets pharmacologiques remarquables
La dihydromyricétine (DHM), également appelée ampélopsine, est un flavonol naturel qui fait aujourd’hui l’objet d’un grand intérêt pour ses propriétés antioxydantes, antivirales, antitumorales et neuroprotectrices.
🔬 Inhibition enzymatique et activité antitumorale
Des études ont montré que la DHM inhibe fortement la dihydropyrimidinase, une enzyme impliquée dans le métabolisme des bases pyrimidiques, avec un IC₅₀ de 40–48 µM, surpassant la myricétine en puissance inhibitrice (Huang et al., 2015).
Cette inhibition pourrait jouer un rôle dans la régulation du cycle cellulaire et la détoxification de certains métabolites et xénobiotiques.
La DHM exerce aussi un effet antitumoral multiforme, inhibant la prolifération, l’invasion et la migration des cellules cancéreuses, tout en favorisant l’apoptose et l’autophagie. Elle agit notamment via la modulation des voies PI3K/Akt/mTOR, p53, NF-κB, et du stress du réticulum endoplasmique (Xia & Zhu, 2024), (Wu et al., 2022).
Dihydromyricétine (DHM) : mécanismes anticancéreux spécifiques selon les types de cancer
La DHM agit sur plusieurs types de cancers par des mécanismes multiples : induction de l’apoptose, inhibition de la prolifération, régulation de l’autophagie et suppression de la migration tumorale.
🧠 1. Cancer du sein
Dans les cellules mammaires cancéreuses humaines (notamment BT-549 et MCF-7), la DHM inhibe la voie mTOR et bloque la formation du complexe mTORC1/2, ce qui entraîne une activation de l’autophagie et une inhibition de la croissance tumorale.
Elle réduit la phosphorylation de p70S6K et 4E-BP1, empêchant la synthèse protéique nécessaire à la prolifération tumorale (Chang et al., 2014).
Effet principal : inhibition de la prolifération et de la migration, induction d’autophagie et d’apoptose dans les cancers mammaires hormono-indépendants.
La DHM a une activité antitumorale bien documentée contre le carcinome hépatocellulaire (HepG2, Hep3B) et le hépatoblastome :
Effet principal : induction d’apoptose mitochondriale et autophagie protectrice via Notch1, p53/Bcl-2 et mTOR.
La DHM inhibe la croissance et la migration des cellules de cancer bronchique non à petites cellules par :
Effet principal : inhibition PI3K/Akt, réduction de l’angiogenèse et potentialisation des chimiothérapies.
La DHM induit une autophagie cytoprotectrice et une apoptose dans les cellules de mélanome humain via la voie ROS–NF-κB.
L’inhibition pharmacologique de cette autophagie augmente encore la mort cellulaire induite par la DHM, montrant son rôle dual (Zhou et al., 2017).
De plus, combinée à la myricitrine, la DHM exerce un effet synergique inhibiteur sur la prolifération des cellules de mélanome B16F10, via les voies TP53 et TNF (Zhao et al., 2022).
Effet principal : apoptose ROS-dépendante et inhibition de la mélanogenèse via TP53/TYR.
👄 5. Cancers ORL (carcinomes épidermoïdes tête et cou)
La DHM induit l’apoptose et l’autophagie par la voie ROS–STAT3.
L’inhibition de l’autophagie potentialise la mort cellulaire, suggérant un effet pro-apoptotique amplifié par blocage autophagique (Fan et al., 2016).
Effet principal : apoptose oxydative dépendante de STAT3, effet synergique avec inhibiteurs d’autophagie.
La DHM inhibe la migration et la prolifération des cellules d’ovaire et d’endomètre par la régulation du cycle cellulaire et l’inhibition de l’EMT (transition épithélio-mésenchymateuse).
Elle module la voie VEGFR2/PDGFRβ et JAK/STAT, limitant l’angiogenèse tumorale (Fayyaz et al., 2019).
Effet principal : antiangiogénique et anti-EMT, par modulation de VEGFR2 et mTOR.
| Type de cancer | Voie principale ciblée | Effet dominant | Référence |
|---|---|---|---|
| Sein | mTORC1/2, autophagie | Inhibition prolifération | (Chang et al., 2014) |
| Foie (HCC, HepG2, Hep3B) | Notch1, mTOR, p53/Bcl-2 | Apoptose, autophagie | (Lu et al., 2017) |
| Poumon | PI3K/Akt, mTOR | Antiprolifératif, antiangiogénique | (Wu et al., 2022) |
| Mélanome | ROS/NF-κB, TP53 | Apoptose, inhibition mélanogenèse | (Zhou et al., 2017) |
| ORL (HNSCC) | ROS/STAT3 | Apoptose autophagique | (Fan et al., 2016) |
| Ovaire / Endomètre | VEGFR2, JAK/STAT, EMT | Anti-angiogénique, anti-métastatique | (Fayyaz et al., 2019) |
Autres propriétés
La DHM induit l’autophagie dans plusieurs modèles cellulaires, notamment hépatiques et cancéreux, en inhibant directement l’activité du complexe mTORC1/2 et en régulant ses voies en amont (PI3K/Akt, AMPK, ERK1/2).
Cette activation de l’autophagie favorise la dégradation des protéines oxydées, limitant le stress cellulaire et les lésions tissulaires (Xia et al., 2014), (Liao et al., 2022), (Guo et al., 2019), (Wang et al., 2023).
Cette propriété rend la DHM particulièrement prometteuse dans la prévention du vieillissement cellulaire, de la fibrose et de la résistance tumorale.
2. Activité antivirale : inhibition du virus de la grippe
Sur le plan antiviral, la DHM inhibe la polymérase PB2 du virus de la grippe A, réduisant la réplication virale et la production d’ARN messager. Elle agit comme un compétiteur de la poche de liaison du coiffeur cap-binding et exerce aussi un effet anti-inflammatoire en inhibant la voie TLR3 (Tian et al., 2020).
Cette double action antivirale et anti-inflammatoire positionne la DHM comme une molécule candidate dans la lutte contre les infections respiratoires aiguës.
❤️ 3. Activité anti-inflammatoire et antioxydante
La DHM inhibe l’activation des macrophages M1 et réduit la production de TNF-α et IL-1β par la voie SIRT1/NF-κB (Yang et al., 2023).
Elle active en parallèle la voie Nrf2/Keap1, renforçant la défense antioxydante et la protection hépatique (Qiu et al., 2017),
(Wang et al., 2016).
5. DHM naturelle vs DHM de synthèse : une supériorité biologique claire
La forme naturelle de DHM possède une stéréochimie intacte et un environnement phytochimique synergique, qui optimisent son absorption et réduisent sa toxicité hépatique et rénale.
À l’inverse, les formes synthétiques peuvent présenter des effets secondaires liés à la modification structurale et à une biodisponibilité altérée.
Les formulations modernes, notamment les nanoparticules et liposomes à base de DHM naturelle, augmentent significativement la biodisponibilité sans toxicité accrue (Zhou et al., 2022), (Zhang et al., 2022).
Les molécules naturelles multitarget : une nouvelle génération de traitements anticancéreux capables de franchir plusieurs barrières biologiques
🔬 1. Une révolution pharmacologique : les molécules naturelles pénétrantes et régulatrices des cellules souches tumorales
Les molécules naturelles bioactives (comme la Dihydromyricetine), appartiennent à une nouvelle génération de composés dits multicibles.
Contrairement aux médicaments de synthèse conçus pour agir sur une seule cible moléculaire, ces substances agissent sur plusieurs voies de signalisation simultanément :
Ces molécules naturelles ont démontré la capacité unique de désactiver les signaux de maintenance des CSC, notamment les voies Wnt/β-caténine, Notch, Hedgehog, et STAT3, tout en préservant les cellules saines.
2. Une biodistribution exceptionnelle : franchissement des barrières biologiques
Ce type de molécule naturelle lipophile possède un avantage pharmacocinétique majeur :
elle peut traverser de multiples barrières physiologiques qui bloquent habituellement la plupart des chimiothérapies.
🔹 Les principales barrières biologiques franchies :
➡️ Résultat : ces composés atteignent les cellules souches tumorales dans les tissus où la chimiothérapie échoue totalement à pénétrer.
💊 3. Chimiothérapie : limites structurelles et toxicité systémique
La chimiothérapie conventionnelle repose sur des agents cytotoxiques (cisplatine, doxorubicine, vincristine de synthèse…) qui détruisent toutes les cellules à division rapide, sans distinction entre cellules cancéreuses et saines.
Ces molécules hydrosolubles sont incapables de franchir les barrières biologiques comme la barrière hémato-encéphalique ou la barrière testiculaire, et leur accumulation dans le foie, les poumous, les reins et la moelle osseuse entraîne :
De plus, elles ne détruisent pas les cellules souches tumorales, ce qui conduit à des rechutes fréquentes et à une résistance thérapeutique accrue (Dean et al., 2005, Nat. Rev. Cancer).
🧠 4. L’immunothérapie et ses limites économiques et biologiques
L’immunothérapie (anticorps monoclonaux, inhibiteurs de checkpoints, CAR-T cells) a marqué un tournant dans l’oncologie moderne.
Cependant, malgré des succès dans certaines hémopathies, son efficacité est très variable selon le type de cancer.
❗ Limites cliniques documentées :
Les cellules souches mésenchymateuses (MSC) représentent une piste innovante pour cibler la niche tumorale, mais elles :
Leur utilisation clinique généralisée n’est donc pas encore réaliste.
Ces composés naturels (comme le DHM), combinent plusieurs atouts majeurs :
Certaines études montrent que le DHM peut cibler ce qui sont considérés comme « cellules souches tumorales » (CSC, cancer stem cells) ou des populations résistantes dans les tumeurs.
👉 Ces molécules agissent comme des “smart drugs” naturelles, capables de rééduquer les cellules cancéreuses et restaurer l’homéostasie cellulaire, sans détruire les tissus sains.
Leur extraction fiable, leur profil de sécurité excellent et leur polyvalence pharmacologique font d’elles les candidates idéales pour la prochaine génération de traitements anticancéreux naturels.
Références principales (APA, hyperliées)
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